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Toulalan Monaco

Jérémy Toulalan est toujours apparu comme un joueur un peu à part au milieu du monde du football. Un joueur de haut niveau qui n’aime pas la lumière, travailleur de l’ombre indispensable à ses clubs. Avec sa longue expérience, il aura un rôle encore plus important pour emmener Monaco un cran plus haut la saison prochaine en Ligue des Champions.

Avec ses cheveux gris apparu très tôt, Jérémy Toulalan semble avoir toujours été un joueur d’expérience, intelligent, avec la tête sur les épaules. C’est ainsi qu’il a construit sa carrière, sans brûler les étapes, et en se rendant indispensable partout où il est passé. Formé au poste le plus exposé de numéro 10 au FC Nantes qu’il intègre dès 1993, il se replace plus tard, et ce n’est pas un hasard, à un poste moins exposé de milieu défensif qui convient mieux à son caractère discret. Il passe ainsi professionnel dès l’âge de 17 ans en 2001 et s’installe progressivement en équipe première au point d’en devenir un rouage essentiel, même si le FC Nantes ne vit pas ses meilleures années durant son passage. Il obtient tout de même le titre de meilleur espoir de Ligue 1 en 2005 ce qui attire de nombreux clubs européen, mais c’est l’Olympique Lyonnais, meilleure formation française du moment, qui obtient son transfert en 2006.

Ce rêve bleu gâché

Il va y prendre un rôle plus important que prévu, puisqu’il va directement prendre la suite de Mahamadou Diarra, parti au Real Madrid en dernière minute. Le milieu travailleur y connaîtra ses premières expériences en Ligue des Champions et gagnera ses premiers titres de champion de France en 2007 et 2008. C’est aussi le club rhodanien qui va permettre à Toulalan de connaître de nouvelles (més)aventures avec l’équipe de France, période qui va influer sur le reste de sa carrière. Raymond Domenech commence à le sélectionner dès 2006, et il participe à un premier échec lors de l’Euro 2008. À Lyon, il continue en parallèle son parcours régulier, et fait même quelques apparitions en défense centrale pour remplacer les blessures. Une polyvalence qui dénote aussi une capacité à se sacrifier pour le collectif. Joueur solide, sur lequel on peut compter, il est de nouveau sélectionné comme joueur majeur dans l’équipe de France qui va participerà la Coupe du Monde en Afrique du Sud en 2010. Son rôle reste encore trouble dans la catastrophe de Knysna, mais il est en première ligne des joueurs sanctionnés pour avoir encouragé la grève.Une sanction vécue comme une injustice qui va le pousser à se cacher pourvivre plus tranquillement sa vie de footballeur. Il effectue néanmoins une dernière saison pas complètement sereine à Lyon, avant de partir en Espagne, à Malaga, où il n’a pas à subir la même pression du public.

La parenthèse espagnole de Toulalan

Il y retrouve un plaisir et un enthousiasme qu’il ne trouvait plus en France,et Malaga en profite grandement. Encore une fois, il devient un joueur important, participant à la qualification du club espagnol en première place de sa poule, devant le Milan AC, puis à l’élimination de Porto en huitième de finale, avant de céder face à Dortmund. Ces deux années sont vécues par Toulalan comme une bouffée d’oxygène. Il avait choisi Malaga « pour la tranquillité et parce qu’il y a moins de pression médiatique pour moi ici. J’ai été très heureux en France, toutes mes années là-bas, excepté la dernière,durant laquelle j’ai été énormément critiqué pour la mauvaise saison de l’OL et ce qui s’était passé pendant le Mondial. » Malaga ayant besoin de liquidité, mais aussi parce qu’il se sentait prêt à un retour au pays, il profite du lancement du nouveau projet Moné-gasque pour revenir dans un club à la fois ambitieux, mais exposé modérément aux médias. Bref, un des meilleurs environnements pour ce joueur de haut niveau qui n’aime pas les feux des projecteurs, sauf peut-être ceux de la Ligue des Champions…